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Tableaux Anciens et Classiques

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Tableaux et Dessins Anciens

samedi 28 juin 2025 | 14:30

10, 12 Quai Antoine 1er Monte-carlo 98000 Monaco

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fourchette de prix

ECOLE DE BRUGES VERS 1500, Entourage de Jan Provost (C. 1465 - 1529)

lot n° 1

ECOLE DE BRUGES VERS 1500, Entourage de Jan Provost (C. 1465 - 1529)

Golgotha
Panneau de chêne, parqueté
84,5 x 54,5 cm
(Petits soulèvements)

Ce panneau de haute qualité appartient aux derniers feux de l’école de Bruges à la fin du Xvème siècle. On y perçoit l’influence de la grande tradition flamande gothique, notamment dans le groupe de la Vierge, saint Jean et le saintes femmes qui remonte à Rogier van der Weyden [1], mais aussi l’inflexion donnée dans cette ville par les premières œuvres de Gérard David [2] avant 1500, et celles d’Hans Memling [3]. On note leur influence dans les visages des figures, à droite au second plan, et dans celles des deux larrons, qui montrent un réel talent de portraitiste de la part de notre peintre. Les armures des trois soldats à droite montrent l’introduction encore timide de la Renaissance italienne, avec leur décor à l’Antique en spirale sur les armures, ou l’épaulette dorée, autant de détails «extravagants» au tournant des années 1500 et qu’adoptent à la même époque les artistes d’Anvers tels que Jan de Beer, le maître de l’Adoration d’Anvers, le maître de 1518 et les «maniéristes anversois».
Nous rapprochons notre panneau de la Crucifixion de grand format de Jan Provost vers 1505 (117 x 172,5 cm ; Bruges, Groeningemusuem, inv. GRO1661.I).
Les inscriptions brodées sur la cape du cavalier sont difficiles à interpréter, car une partie est cachée par l’arme pointue du soldat devant lui et les plis de l’étoffe verte. Sur le col, on peut lire Romano, peut-être pour «senatus romano». En bas, on déchiffre : «… RCVI 7», peut-être REAL ou un nombre, en redescendant «AEDREOM», puis un monogramme «ATC …AN … [4](une lettre cachée, un C : ?)MEROD..».

[1] par exemple, ses tableaux conservés au Musée du Prado à Madrid, ou au Kunsthistorisches Museum de Vienne.
[2] La Crucifixion du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid.
[3] Memling, Triptyque de Greverade, Lübeck, St. Annen Museum, 1491.
[4] Le style du tableau diffère de celui du peintre de Bruges Albert Cornelis (avant 1513-avant 1531), par ailleurs très mal connu.

Provenance :
Collection privée européenne

Estimation : 60 000 / 80 000 €

adjugé(e) : 185 000€

ECOLE ALLEMANDE VERS 1537, ATELIER DE LUCAS CRANACH L’ANCIEN

lot n° 2

ECOLE ALLEMANDE VERS 1537, ATELIER DE LUCAS CRANACH L’ANCIEN

La Déploration du Christ
Panneau parqueté
41,7 x 30,5 cm
Monogrammé en haut à gauche avec le serpent et le dragon

Provenance :
Vente à Paris, Palais Galliera, le 25 mars 1965, n°20 présenté comme Lucas Cranach le vieux (1472 -1553).
La vente est annoncée dans la revue allemande Weltkunst XXXV, n° 5, 1er mars 1965 (ill.)
Collection privée Aix-en-Provence.

Notre panneau est référencé au Corpus Cranach du Cranach Research Institute (cranach.net) sous la côte CC-BNT-410-005.
Lucas Cranach et son atelier ont peint à plusieurs reprises le sujet de la déposition de la croix (par exemple, au Museum of Fine Arts de Boston ou à la Klosterkirche à Lüneburg). Notre composition n’apparaît pas comme une réplique des versions connues mais comme une œuvre relativement originale. Elle est la seule à posséder ce paysage à la perspective très ouverte, profonde, et bleutée, caractéristique du maître. L’exécution des visages des femmes, l’aspect moiré de la robe rouge en velours de Marie-Madeleine et du Saint Jean témoignent de l’aspect très soigné et d’une exécution de haute qualité.

Nous remercions le docteur Michael Hofbauer, directeur du Cranach Research Institute, de son aide à la description de ce tableau (mail du 18 avril 2025).

Il nous précise qu’il le date vers 1537 ou un peu plus tard, et que la signature du serpent aux ailes couchées, telle qu’elle est attestée depuis 1536 au plus tôt, est à son avis authentique.

Estimation : 30 000 / 50 000 €

adjugé(e) : 28 000€

ABEL GRIMMER (ANVERS 1575 - 1619)

lot n° 3

ABEL GRIMMER (ANVERS 1575 - 1619)

Le massacre des innocents
Panneau de chêne, deux planches, renforcé
40,5 x 59 cm
Au dos un cachet de cire armorié: «…CANDIDUS…»

Abel Grimmer réinterprète ici un tableau de Pieter Brueghel l’Ancien, Le Massacre des Innocents (vers 1565), conservé dans la Collection Royale anglaise au château de Windsor. Tout en reprenant l’essentiel de la composition, la disposition des personnages et le paysage; notre peintre réduit le format de moitié et y introduit quelques variantes, notamment dans les détails des branches des arbres. Il accentue également les contrastes chromatiques, enrichissant la scène de rouges plus éclatants. Comme Brueghel, Grimmer transpose la scène biblique dans un village flamand pittoresque, avec ses chaumières sous la neige et détaillant plusieurs épisodes du massacre commandé par le roi de Judée, Hérode. On interprète généralement ce sujet comme une dénonciation des pillages que l’armée espagnole menait à l’époque dans les Flandres et de la politique répressive des Habsbourg. La brutalité de la scène contraste avec la blancheur immaculée de la neige, symbole de l’innocence associée à l’enfance. Avec son style personnel, Abel Grimmer a beaucoup aimé peindre des paysages enneigés et se plaît à déployer de grandes étendues blanches abstraites contrastant avec des murs de briques rouges, sous l’implacable lumière hivernale.

Provenance :
Collection privée européenne

Estimation : 60 000 / 80 000 €

adjugé(e) : 100 000€

ATTRIBUÉ À HANS MIELICH (1516-1573)

lot n° 4

ATTRIBUÉ À HANS MIELICH (1516-1573)

Portrait d’une jeune duchesse de Bavière
Panneau de bois fruitier décoré au dos de fleurettes
13,5 x 9,5 cm

Revers du panneau avec des fleurs stylisées.
Inscription en allemand : […] Herzogin von Bayern […] annoté à droite et à gauche Anno / 1572
Notre portrait a probablement été exécuté pour la cour des Wittelsbach, Munich ou Augsbourg, sous le règne du duc Albert V de Bavière (r. 1550?1579).
Ces portraits miniatures, parfois commémoratifs ou destinés à circuler pour des négociations dynastiques, étaient produits dans des ateliers de cour.

Provenance :
Collection privée Aix-en-Provence

Estimation : 5 000 / 7 000 €

ECOLE FLAMANDE DU XVIIÈME SIÈCLE, SUIVEUR DE MARCELLUS COFFERMANS  (1520/30-C.1578)

lot n° 5

ECOLE FLAMANDE DU XVIIÈME SIÈCLE, SUIVEUR DE MARCELLUS COFFERMANS (1520/30-C.1578)

Vierge à l’Enfant veillé par les anges
Panneau de chêne, une planche, non parqueté
36,5 x 27 cm
(Restaurations anciennes)

Provenance :
Collection privée européenne

Estimation : 1 500 / 2 000 €

adjugé(e) : 1 500€

ECOLE DE DELFT VERS 1620, ENTOURAGE DE MICHEL VAN MIEREVELT

lot n° 6

ECOLE DE DELFT VERS 1620, ENTOURAGE DE MICHEL VAN MIEREVELT

Portrait d’Amalia van Solms (1602-1675) et du Prince Frederik Hendrik d’Orange (1584-1647)
Paire de panneaux de chêne, ovales
Portent aux revers un cachet de cire
17,2 x 13,2 cm

Provenance :
Collection privée sud de la France

Estimation : 3 000 / 4 000 €

DANS LE GOÛT DE JAN VAN HUYSUM (1682-1749)

lot n° 7

DANS LE GOÛT DE JAN VAN HUYSUM (1682-1749)

Bouquet de fleurs et fruits sur un entablement
Toile
Porte une signature en bas à gauche, une autre en bas vers la droite
101,5 x 81,5 cm

Provenance :
Collection privée européenne

Estimation : 4 000 / 6 000 €

MARTINVAN MYETENS (1695 - 1770) ET SON ATELIER

lot n° 8

MARTINVAN MYETENS (1695 - 1770) ET SON ATELIER

Portrait de l’Impératrice
Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780)
Toile ovale transposée
107 x 85 cm
(Soulèvements et manques)

Provenance :
Ancienne collection Caraman-Chimay
Collection privée européenne

Estimation : 12 000 / 15 000 €

adjugé(e) : 11 000€

FRANÇOIS ALBERT STIEMART (1680-1740) ET SON ATELIER

lot n° 9

FRANÇOIS ALBERT STIEMART (1680-1740) ET SON ATELIER

Portrait Marie Leszczynska, reine de France (1703-1768)
Toile (angles supérieurs anciennement chantournés)
196 x 150 cm
(Restaurations anciennes)

Plusieurs versions de cette composition sont connues et sont conservées au Château de Versailles (206,5 x 147 cm), une autre à Versailles, au Grand Trianon, bâtiment Midi, salon de la chapelle (190,5 x 154,7 cm), et à Nancy, au musée historique Lorrain (156,5 x 127 cm). Une autre version est conservée au Palais Princier de Monaco.
Le tableau de Versailles était anciennement attribué à Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745) et à Pierre Gobert (1662-1744).

Provenance :
Ancienne collection Caraman-Chimay
Collection privée européenne

Estimation : 30 000 / 40 000 €

adjugé(e) : 35 000€

CLAUDE JOSEPH VERNET (AVIGNON 1714 - PARIS 1789)

lot n° 10

CLAUDE JOSEPH VERNET (AVIGNON 1714 - PARIS 1789)

Rescapés sur une cote rocheuse
Toile
Signée et datée en bas au centre «J Vernet 1783»
47,5 x 66 cm

Provenance :
Ancienne collection Caraman-Chimay
Collection privée européenne

Bibliographie :
Probablement Florence Ingersoll-Smouse, volume 2, page 40, n°1160 fig 276. Ancienne collection Brunner, Paris, «non daté mais probablement peint vers 1787».

Estimation : 15 000 / 20 000 €

adjugé(e) : 15 500€

ECOLE FRANCAISE DU XVIIÈME SIECLE

lot n° 11

ECOLE FRANCAISE DU XVIIÈME SIECLE

Le repos dans un environnement idéalisé
Huile sur toile
71 x 96 cm

Provenance :
Collection privée Belgique

Estimation : 3 000 / 5 000 €

ATTRIBUÉ À LORENZO PASINELLI (1629-1700)

lot n° 12

ATTRIBUÉ À LORENZO PASINELLI (1629-1700)

Allégorie de la sculpture
Huile sur toile
97,5 x 71 cm

Provenance :
Sotheby’s Monaco, 6 décembre 1987,lot numéro 217
Collection privée Monaco

Estimation : 4 000 / 6 000 €

adjugé(e) : 4 800€

ATTRIBUÉ À GIOVANNI BATTISTA CROSATO (C.1697-1756/58)

lot n° 13

ATTRIBUÉ À GIOVANNI BATTISTA CROSATO (C.1697-1756/58)

Le sacrifice d’Iphigénie
Huile sur papier marouflé sur toile
27 x 34 cm

Provenance :
Sotheby’s Monaco, 6 décembre 1987, lot numéro 206
Collection privée Monaco

Estimation : 3 000 / 5 000 €

ECOLE DE VÉRONE VERS 1760

lot n° 14

ECOLE DE VÉRONE VERS 1760

Paysages de rivière avec la visite d’une grotte et l’arrivée d’un carrosse au pied d’une villa
Paire de toiles
80 x 136 cm
Restaurations anciennes

Provenance :
Collection privée Belgique

Estimation : 4 000 / 6 000 €

Attribué à Robert LEVRAC-TOURNIERES (1667-1752)

lot n° 15

Attribué à Robert LEVRAC-TOURNIERES (1667-1752)

Jeune fille de l'aristocratie
Huile sur toile
81 x 65 cm

Estimation : 3 000 / 4 000 €

CHRISTIAEN VAN POL (1752-1813)

lot n° 16

CHRISTIAEN VAN POL (1752-1813)

Raisins et mouche sur un entablement
Huile sur toile marouflé sur panneau
Signée en bas à droite
24,5 x 35,5 cm

Provenance :
Sotheby’s Monaco, 17 juin 1988 Lot numéro 1055.
Collection privée Monaco

Estimation : 8 000 / 12 000 €

ECOLE FRANCAISE VERS 1830

lot n° 17

ECOLE FRANCAISE VERS 1830

Jeune femme assise en robe bleue
Toile
76,5 x 63 cm
Dans un cadre en bois sculpté redoré, travail français du XVIIIème siècle

Provenance :
Ancienne collection Caraman-Chimay
Collection privée européenne

Estimation : 1 500 / 2 000 €

ECOLE SUEDOISE VERS 1780, ENTOURAGE DE ADOLF ULRIK WERTMÜLLER

lot n° 18

ECOLE SUEDOISE VERS 1780, ENTOURAGE DE ADOLF ULRIK WERTMÜLLER

Portrait présumé d’une jeune femme de la famille Hessenstein
Toile d’origine
68 x 55,5 cm
Sans cadre
Au revers une inscription à la peinture noire du XIXème siècle «G HESSENSTEIN SYÖRSY Tulejatona»

Provenance :
Collection privée Belgique

Estimation : 2 000 / 3 000 €

adjugé(e) : 3 000€

Guillaume GUILLON LETHIERE (1760-1832)

lot n° 19

Guillaume GUILLON LETHIERE (1760-1832)

Boissy d'Anglas saluant la tête du député Féraud
Huile sur sa toile châssis et cadre d'origine
Signée en bas au centre : Le Thiere
Marque de la toile au dos : A LA PALETTE D'OR / ancienne maison / REY / BRULLON / Succr de M. DELARUE / Rue de l'Arbre Sec / N°46 / A PARIS  
80 x 105 cm 
Cadre dans un cadre de style Restauration, redoré

Provenance :
-Inventaire après-décès de l'artiste du 23 juillet 1832 parmi les objets légués à Mélanie d'Hervilly (archives nationales, MC/ET/XCIX/887)
-Vente d'Hervilly, Paris, Hôtel Drouot, 20-21 février 1878, n°75 (vendu à Mr Lainé)
-Vente M.L.D à l'Hôtel Drouot, 15 juin 1910, n°40
-Famille Boissy d'Anglas, par descendance.

Bibliographie :
-F., "Concours pour le troisième tableau destiné à la Chambre des Députés", Journal des Artistes, 3 avril 1831, p.258.
-F., "Concours pour le troisième tableau destiné à la Chambre des Députés. (Deuxième article)", Journal des Artistes, 10 avril 1831, p. 272.
-Marie-Claude Chaudonneret, L'État et les artistes : de la restauration à la monarchie de Juillet (1815-1833), Paris, Flammarion, p.206 à 208.
-Catalogue de l'exposition Guillon Lethière Né à la Guadeloupe, Clark Art Intitute, Paris, Musée du Louvre, 2024, p.79, 378, 382 (œuvre perdue)

Afin de décorer le mur de la salle des Séances de la Chambre des députés au Palais Bourbon, un concours est organisé par l'Etat en septembre 1830. Le programme iconographique est confié au ministre de l'Intérieur Guizot ; celui-ci choisit trois thèmes, correspondant à trois tableaux distincts, illustrant l'histoire législative pendant la Révolution française. Guillaume Guillon-Lethière participe à l'épreuve pour l'un des trois sujets :
Boissy d'Anglas saluant la tête du député Féraud. Il présente cette esquisse aux côtés de cinquante-trois participants, parmi lesquels figurent Eugène Delacroix (Bordeaux, Musée des Beaux-Arts), Alexandre-Evariste Fragonard (Paris, musée du Louvre), Nicolas Sébastien Maillot (Reims, Musée Saint-Denis), Joseph Auguste Tellier (Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon), Felix Auvray (Valenciennes, Musée des Beaux-Arts), Alphonse Roehn (Tarbes, Musée Massey), Thomas Degeorge (Clermont-Ferrand, Musée Bargoin) et Joseph-Marie Court (vente à l'hôtel Drouot en 2008).
C'est Auguste Vinchon qui remporte le
concours avec son ébauche, aujourd'hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Tours.
La scène représentée sur notre tableau se tient dans la salle de la Convention Nationale correspondant à la Salle des Machines aux Tuileries, en fait un théâtre. Le 1er prairial en III (20 mai 1795), les parisiens affamés envahissent la Convention. Féraud, député des Hautes-Pyrénées, s'oppose à l'émeute et se fait abattre par un coup de pistolet. Sa tête est tranchée puis présentée au bout d'une pique au président de séance, Boissy d'Anglas.
Le 10 avril 1831, le Journal des Artistes publie une critique du concours dans laquelle notre tableau est explicitement décrit : "M. Lethière, le seul académicien qui ait pris part au concours, se distingue par une belle et grande disposition et par une entente qui n'appartient qu'à l'homme de talent. Mais, par suite de certaines habitudes d'école, il a fallu donner aux révoltés de l'an 4 un costume à moitié romain, et quelques poses académiques. M. Lethière a commis, sans doute sciemment, un anachronisme en donnant à ses députés une sorte de manteau antique et une coiffure assez pittoresque, qui ne furent adoptés que deux ans plus tard, sous le
Directoire. Un des secrétaires se voile le visage de son manteau, comme dans le tableau de Brutus, pour ne pas voir la tête de Ferraud. Le geste de Boissy d'Anglas est équivoque…"
Notre tableau constitue l'une des dernières œuvres exécutées par Lethière, disparu un an après la présentation de cette esquisse. L'artiste, considéré autour de 1800 comme un rival de David, se confronte ici aux jeunes peintres de la jeune génération romantique. On le rapprochera du La Fayette présentant Louis-Philippe au peuple de Paris (vers 1830-1831, Tokyo, Fudji Art Museum). Les cartels et le catalogue de l'actuelle exposition Guillon Lethière, au musée du Louvre, soulignent sa nouvelle vitalité dans ces années de la Restauration et
remarquent "à soixante-dix ans passées, sa capacité à s'adapter à l'imagerie d'un nouveau régime et à suivre l'évolution stylistique de la peinture d'histoire à sujet contemporain". 

Estimation : 40 000 / 60 000 €

adjugé(e) : 1 150 000€

HENRY CLEENEWERCK (1818-1901)

lot n° 20

HENRY CLEENEWERCK (1818-1901)

Vue de Santiago de Cuba
Huile sur toile
Signée en bas à droite, située (Cuba) et datée 1868.
68 x 104 cm

Provenance :
Ancienne collection Thomas Alexandre Brooks.

À partir de 1850, Cleenewerck peintre d’origine belge, a vécu aux États-Unis. Vers 1860 on retrouve sa trace dans l’Etat de Géorgie, à Savannah où le journal local «Les Nouvelles Quotidiennes du Matin» lui consacre un article. En 1865 il est à Cuba dans la province de Mantazas, il peint la jungle et les abords de la rivière Canimar. En 1868 alors qu’éclate des troubles révolutionnaires il retourne aux États-Unis. Puis en Europe où il participe au Salon de Paris en 1869, puis celui de Bruxelles en 1872 avec une vue des environs de Munich Il réside Gabelsberger strasse 27.
Au Salon de Bruxelles en 1878 il expose «Soirée à Cannes» et «Matin à Antibes». Il noté comme résident à Poperinge en Belgique près de la frontière française. En 1879, retour en Amérique à San Francisco pour trois ans dans un appartement à l’angle Stockton Street et Bush Street. Il lie une étroite amitié avec le peintre William Keith (1838-1911)
En 1882 il participe à l’exposition de la National Academy de New York avec une toile «le sentier de Yosemite». Un an plus tard, il repart en Belgique et organise le 1er Mars 1883 dans une salle de l’Association of Art de San Francisco la vente de son atelier. Au total 246 lots. Au Salon de 1893 il expose encore des vues d’Amérique «la Vallée de Yosemite» et « Paper Mill Creek».
Après sa mort en 1901, sa veuve qui lui survécut quelques mois fera don d’un certain nombre de tableaux à la ville de Poperinge. Laquelle les exposera lors d’une rétrospective en 1995.

Estimation : 20 000 / 30 000 €

adjugé(e) : 30 000€